Histoire

Matières et vocabulaire

La Préhistoire - Partie 02 : Le Paléolithique

Les fouilles archéologiques

Nous n’avons conservé des hommes de la préhistoire que des traces non écrites: ossements, outils, restes d’habitations, déchets de nourriture, objets gravés ou peints, tessons de poterie, etc.Pour connaître la vie de nos ancêtres durant cette très lointaine époque, il faut mener des fouilles archéologiques.

Les fouilles archéologiques respectent des règles exigeantes. Les fouilleurs travaillent avec une extrême prudence afin de ne pas détruire les traces laissées dans le sol par les hommes de la préhistoire. Ils enlèvent la terre avec précaution. Ils observent attentivement les vestiges. Ils notent en détail tout ce qu’ils constatent. Ils prennent des photographies, établissent des plans, font des dessins.
Quand les fouilleurs ont terminé cette partie de leur travail, ils retirent les vestiges du sol, en vue de les déposer dans les musées. Ils consolident ceux qui sont devenus trop fragiles avec l’âge. Enfin, ils passent au tamis la terre qu’ils ont retournée pour y rechercher des restes de plantes ou d’animaux du passé et ainsi mieux connaître la nature dans laquelle vivaient nos ancêtres.
Les archéologues ne se limitent pas à décrire les sols et les vestiges qu’ils observent. Ils s’efforcent également d’interpréter leurs trouvailles et de se faire ainsi une idée de la manière dont vivaient nos lointains ancêtres.

Les outils

Les blocs de silex sont travaillés à l’aide de percuteurs en pierre, en os ou en bois :
• Aux époques les plus anciennes, le silex est taillé en outils assez volumineux et de formes peu variées. Les déchets sont importants.
• Aux époques plus récentes, le silex est débité en gros morceaux, eux-mêmes retouchés pour obtenir des outils de tailles et de formes très diverses. Certains sont très petits. Les déchets sont ainsi réduits au minimum.

Exemples:

L’homme plaçait un bloc de pierre sur ses genoux. A l’aide d’un morceau de corne, il frappait la pierre adroitement et débitait des outils très divers : couteaux, ciseaux, burins, grattoirs, perçoirs, haches. Ces instruments taillaient, coupaient, perçaient, grattaient.
Avec eux, les hommes pouvaient abattre des arbres construire des huttes, façonner des vêtements.
Pour tailler dans le bois et l’os, les hommes étaient équipés d'une lame de pierre. Ils fabriquaient des manches, des poinçons et des aiguilles.

L'homme a-t-il habité dans les cavernes ?

Les chasseurs-cueilleurs de la préhistoire vivaient sous la tente et non pas dans des cavernes, comme on le croit encore trop volontiers. Lorsqu’ils fréquentaient une région pourvue de cavernes, ils dressaient leurs tentes à l’entrée de celles-ci, mais ils ne s’installaient guère à l’intérieur, car les cavernes étaient étroites et sombres et leur servaient de temples.
Les tentes étaient faites de peaux de bête montées sur des perches en bois. Les tentes se démontaient et se transportaient facilement. Les hommes et les femmes de cette époque ne séjournaient pas tout le temps à la même place. Pour trouver leur nourriture, ils se déplaçaient assez volontiers. Ils étaient nomades puisque pour survivre, il fallait des lieux de cueillette, de chasse et de pêche. Ils circulaient à travers un territoire de chasse et de cueillette et ils revenaient camper d’année en année aux mêmes endroits.

La reconstitution de la tente

Au fond de chacune des tentes, l’espace libre servait de couchettes. A l’entrée, près du foyer, se situait le lieu de travail et de préparation des repas. La tente avait un contour circulaire et les choses venaient s’y déposer de manière traditionnelle : le foyer en face de l’entrée, le couchage au fond et entre les deux régnait un espace dans lequel pouvaient se dérouler le repas et le travail de fabrication. Par l’ouverture, les détritus étaient jetés à l’extérieur et formaient un large éventail de déchets.

La découverte du feu

Entre - 800 000 et - 500 000 ans, les hommes découvrent le feu. La vie se transforme : il est possible de s’éclairer, de lutter contre le froid et les bêtes sauvages, de cuire les aliments. Il est aussi possible de consacrer plus de temps à la vie commune, à la conversation. L’homme peut renforcer ses liens familiaux et tribaux.
La méthode par laquelle ils allumaient le feu est appelée FRICTION. Il fallait faire tourner rapidement un bâton de bois dans un creux préparé dans un autre morceau de bois. Le frottement produisait de la chaleur. Dès que celle-ci était vive, l’homme approchait un peu d’herbe sèche, soufflait légèrement, et la flamme jaillit.

Les animaux de la préhistoire

Les hommes de la préhistoire ont gravé dans la pierre ou l'os et peint sur les parois de certaines grottes les animaux qui leur étaient familiers.

Exemples : le loup, le mammouth, l’aurochs (bœuf sauvage), l’ours, le saumon, le cheval, le renne.

Remarque:

Il y a très longtemps, des millions et des millions d'années avant notre époque, il y avait sur la terre d’énormes animaux, des animaux d’une taille gigantesque. Ils faisaient partie de la famille des dinosaures.
A ce moment-là, contrairement à ce qu’on voit dans certains films et dans certaines bandes dessinées, les hommes n'existaient pas encore. Pour une raison inconnue, un jour, ces animaux disparurent de la surface de la terre.
Nos ancêtres de la préhistoire gravaient dans la pierre ou dans l’os et peignaient sur les parois de certaines grottes les animaux qui leur étaient familiers. Ils faisaient cela de manière réfléchie et avec le souci de la beauté.
Les couleurs utilisées (l’ocre, le brun, le rouge, le noir) provenaient de roches ou de terres naturellement colorées. Pour peindre, ils se servaient directement de leurs doigts ou de pinceaux en poils d’animaux.
Il y a dans le sud-ouest de la France plusieurs grottes dont les parois ont été gravées ou peintes par les hommes de la préhistoire.
L'une de ces grottes est particulièrement célèbre : celle de LASCAUX (en Dordogne). Elle fut découverte par quelques jeunes gens qui se promenaient dans les bois un jour de septembre 1940. Une cavité s’ouvrait dans le sol devant eux, ils décidèrent de l’explorer. Personne n’y était plus entré depuis près de 15 000 ans.
La grotte de Lascaux fut ouverte au public en juillet 1948. Très vite, des centaines, puis de milliers de personnes se pressèrent pour la visiter. Chacun voulait voir de ses propres yeux, ces merveilleuses peintures réalisées par nos ancêtres de la préhistoire. Durant l’été 1955, de petites gouttes d’eau commencèrent à se former sur les parois. Elles menaçaient de diluer les couleurs. Aussi, une machine fut mise en place pour ventiler la grotte, purifier et refroidir l’air. Les visiteurs continuèrent à affluer. En 1960, on constata l’apparition de taches vertes ici et là, tandis que les peintures se mettaient à perdre leur éclat. Malgré de sérieuses mesures de protection, on ne parvint pas à arrêter la dégradation des couleurs. En 1963, il fallut fermer la grotte de Lascaux au public.
Aujourd’hui, il n’est plus possible de la visiter. Pour éviter que les peintures de nos ancêtres disparaissent pour toujours, la grotte de Lascaux est définitivement inaccessible. Cependant, une copie de la grotte et de ses peintures a été réalisée par les savants près de Lascaux. Ainsi tout le monde peut se faire une idée de cette grotte sans en menacer la conservation.
Une autre grotte a été découverte en 1994 en Ardèche à Vallon-Pont-d’Arc, c’est la grotte Chauvet ( nom de son découvreur). Elle contient elle aussi de multitudes de fresques d’animaux. Les peintures rupestres seraient antérieures à celle de Lascaux puisqu’elles dateraient de 32 000 ans avant notre date actuelle.


Peintures rupestres de la grotte de Lascaux


Peinture rupestre de la grotte de Lascaux


Peinture rupestre de la grotte Chauvet

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